{"id":4962,"date":"2020-10-11T21:28:26","date_gmt":"2020-10-11T21:28:26","guid":{"rendered":"http:\/\/webdev037.chillinfusion.ch\/img\/?p=4962"},"modified":"2020-10-01T09:49:42","modified_gmt":"2020-10-01T09:49:42","slug":"commentaire-compose-education-sentimentale-rencontre","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/webdev037.chillinfusion.ch\/img\/2020\/10\/11\/commentaire-compose-education-sentimentale-rencontre\/","title":{"rendered":"Commentaire Compos\u00e9 Education Sentimentale Rencontre"},"content":{"rendered":"<p>Bref, na jamais rien su faire de mieux que dexprimer rageusement son d\u00e9go\u00fbt de tout ce qui ne correspondait pas \u00e0 ses aspirations r\u00e9elles ou pr\u00e9tendues. Son combat, pr\u00e9sent\u00e9 avec un style dun perfection, presque compl\u00e8tement absurde, puisquelle \u00e9chappera \u00e0 la grande majorit\u00e9 de son auditoire, comportera quelque chose dune vanit\u00e9 absolue, risible, et sera poursuivi tout de m\u00eame, sans espoir v\u00e9ritable, avec un cynisme envers lui-m\u00eame frisant la volont\u00e9 dautodestruction. Parfois le parfait interrompt limparfait, mais devient alors comme quelque chose dind\u00e9fini qui se prolonge : Il voyagea, il connut la m\u00e9lancolie des paquebots, etc, il eut dautres amours encore, et dans ce cas par une sorte de chass\u00e9-crois\u00e9 cest limparfait qui vient pr\u00e9ciser un peu : mais la violence du premier les lui rendait insipides. Et, quand ils furent dans la rue, il causa aussi naturellement que dhabitude. Sans doute, il navait point le caract\u00e8re jaloux, ou bien il \u00e9tait trop bonhomme pour se f\u00e2cher. Correspondance in \u0152uvres compl\u00e8tes, \u00e9dition du Centenaire, Paris, F. Santandr\u00e9a et L. Marcerou, Librairie de France, 4 volumes : tome 2 18531863, 1923 ; tome 3 18641876, 1924 et tome 4 18771880, 1925. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/img.over-blog.com\/400x480\/5\/49\/79\/88\/news\/amour-libre-2.jpeg\" alt=\"commentaire compos\u00e9 education sentimentale rencontre\" align=\"center\"> Arnoux se lamentait devant lui sur lhumeur de sa femme, son ent\u00eatement, ses pr\u00e9ventions injustes. Elle n\u00e9tait pas comme cela autrefois. Mais, peu \u00e0 peu, ses esp\u00e9rances et ses souvenirs, Nogent, la rue de Choiseul, Mme Arnoux, sa m\u00e8re, tout se confondait. Cependant, la Mar\u00e9chale avait besoin dargent. Elle serait morte plut\u00f4t que den demander \u00e0 Fr\u00e9d\u00e9ric. Elle nen voulait pas de lui. Cela aurait g\u00e2t\u00e9 leur amour. Il subvenait bien aux frais du m\u00e9nage ; mais une petite voiture lou\u00e9e au mois, et dautres sacrifices indispensables depuis quil fr\u00e9quentait chez les Dambreuse, lemp\u00eachaient den faire plus pour sa ma\u00eetresse. Deux ou trois fois, en rentrant \u00e0 des heures inaccoutum\u00e9es, il crut voir des dos masculins dispara\u00eetre entre les portes ; et elle sortait souvent sans vouloir dire o\u00f9 elle allait. Fr\u00e9d\u00e9ric nessaya pas de creuser les choses. Un de ces jours, il prendrait un parti d\u00e9finitif. Il r\u00eavait une autre vie, qui serait plus amusante et plus noble. Un pareil id\u00e9al le rendait indulgent pour lh\u00f4tel Dambreuse.  Cela changera, dit Fr\u00e9d\u00e9ric. Il ne faut jamais d\u00e9sesp\u00e9rer 65. Vernon, LEtoile de lOrient Star In The East, Palgrave, p. 251 Comme elle gardait la m\u00eame attitude, il fit plusieurs tours de droite et de gauche pour dissimuler sa man\u0153uvre ; puis il se planta tout pr\u00e8s de son ombrelle, pos\u00e9e contre le banc, et il affectait dobserver une chaloupe sur la rivi\u00e8re. Et il exhala dam\u00e8res plaisanteries sur ce vieux bourgeois \u00e0 perruque, lui montrant quune pareille liaison \u00e9tait indigne, et quelle devait la rompre! marcher, en silence pendant pr\u00e8s de 25 minutes. Il eut un battement de c\u0153ur quand Rosanette, accompagn\u00e9e de Fr\u00e9d\u00e9ric, arriva chez lui pour la premi\u00e8re s\u00e9ance. Il la pla\u00e7a debout, sur une mani\u00e8re destrade, au milieu de lappartement ; et, en se plaignant du jour et regrettant son ancien atelier, il la fit dabord saccouder contre un pi\u00e9destal, puis asseoir dans un fauteuil, et tour \u00e0 tour s\u00e9loignant delle et sen rapprochant pour corriger dune chiquenaude les plis de sa robe, il la regardait les paupi\u00e8res entre-closes, et consultait dun mot Fr\u00e9d\u00e9ric.  Des gentlemen la reconnurent, lui envoy\u00e8rent des saluts. Elle y r\u00e9pondait en disant leurs noms \u00e0 Fr\u00e9d\u00e9ric. C\u00e9taient tous comtes, vicomtes, ducs et marquis ; et il se rengorgeait, car tous les yeux exprimaient un certain respect pour sa bonne fortune. Bart, Benjamin F, CR : Durry, MarieJeanne, Flaubert et ses projets in\u00e9dits in Modern Languages Notes, LXVI, 1951, pp 206208. Les feuilles autour deux susurraient, dans un fouillis dherbes une grande digitale se balan\u00e7ait, la lumi\u00e8re coulait comme une onde sur le gazon ; et le silence \u00e9tait coup\u00e9 \u00e0 intervalles rapides par le broutement de la vache quon ne voyait plus. Si la multiplication des pistes cyclables r\u00e9gale les Virenque en herbe, lid\u00e9e de pi\u00e9tonniser des rues pour \u00e9tendre les terrasses a de son c\u00f4t\u00e9 forc\u00e9ment.. Cinq ou six personnes, debout, emplissaient lappartement \u00e9troit, qu\u00e9clairait une seule fen\u00eatre donnant sur la cour ; un canap\u00e9 en damas de laine brune occupait au fond lint\u00e9rieur dune alc\u00f4ve, entre deux porti\u00e8res d\u00e9toffe semblable. Sur la chemin\u00e9e couverte de paperasses, il y avait une V\u00e9nus en bronze ; deux cand\u00e9labres, garnis de bougies roses, la flanquaient parall\u00e8lement. \u00c0 droite, pr\u00e8s dun cartonnier, un homme dans un fauteuil lisait le journal, en gardant son chapeau sur sa t\u00eate ; les murailles disparaissaient sous des estampes et des tableaux, gravures pr\u00e9cieuses ou esquiss\u00e9es de ma\u00eetres contemporains, orn\u00e9es de d\u00e9dicaces, qui t\u00e9moignaient pour Jacques Arnoux de laffection la plus sinc\u00e8re. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/drcaktanten.ga\/assets\/uploads\/images\/_columns3\/snoopy.jpg\" alt=\"commentaire compos\u00e9 education sentimentale rencontre\" align=\"center\">  Ah joubliais! vous devriez, en causant de Rosanette, l\u00e2cher \u00e0 ma femme quelque chose je ne sais quoi, mais vous trouverez quelque chose qui la persuade que vous \u00eates son amant. Je vous demande cela comme un service, hein? Non! non! pas contre elle! s\u00e9cria Fr\u00e9d\u00e9ric ; et, c\u00e9dant aux questions de lancien clerc, il avoua la v\u00e9rit\u00e9. Fr\u00e9d\u00e9ric lui jeta la moiti\u00e9 de son manteau sur les \u00e9paules. Ils sen envelopp\u00e8rent tous deux ; et, se tenant par la taille, ils marchaient dessous, c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te. Le 12 f\u00e9vrier, \u00e0 cinq heures, une h\u00e9moptysie effrayante se d\u00e9clara. Le m\u00e9decin de garde dit le danger. On courut vite chez un pr\u00eatre. Au moins, reprit S\u00e9n\u00e9cal, connaissez-vous un patriote qui nous r\u00e9ponde de vos principes? Il avait envie de partir. La peur de sembler l\u00e2che le retint. Un domestique enlevait les tasses de th\u00e9 ; Mme Dambreuse causait avec un diplomate en habit bleu ; deux jeunes filles, rapprochant leurs fronts, se faisaient voir une bague ; les autres, assises en demi-cercle sur des fauteuils, remuaient doucement leurs blancs visages, bord\u00e9s de chevelures noires ou blondes ; personne enfin ne soccupait de lui. Fr\u00e9d\u00e9ric tourna les talons ; et, par une suite de longs zigzags, il avait presque gagn\u00e9 la porte, quand, passant pr\u00e8s dune console, il remarqua dessus, entre un vase de Chine et la boiserie, un journal pli\u00e9 en deux. Il le tira quelque peu, et lut ces mots : le Flambard. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/more.wfcrimewatch.com\/upload\/podcasts\/photos\/first\/59576d98792f63.30569517_mini.jpg\" alt=\"commentaire compos\u00e9 education sentimentale rencontre\" align=\"left\">.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>commentaire compos\u00e9 education sentimentale rencontre<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/webdev037.chillinfusion.ch\/img\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4962"}],"collection":[{"href":"http:\/\/webdev037.chillinfusion.ch\/img\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/webdev037.chillinfusion.ch\/img\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/webdev037.chillinfusion.ch\/img\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/webdev037.chillinfusion.ch\/img\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4962"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/webdev037.chillinfusion.ch\/img\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4962\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4963,"href":"http:\/\/webdev037.chillinfusion.ch\/img\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4962\/revisions\/4963"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/webdev037.chillinfusion.ch\/img\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4962"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/webdev037.chillinfusion.ch\/img\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4962"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/webdev037.chillinfusion.ch\/img\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4962"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}